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Lettre à mon fils ! (mais je pense à vous deux)

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Hier soir, tard dans la nuit, nous nous sommes hurlés dessus. Criant notre rage, notre besoin de nous comprendre, notre besoin l’un de l’autre. Il y a tant de choses que tu ne vois pas, tout comme je l’ai fait dans mon passé, tant de choses tellement difficiles à accepter de la part de ses parents, que notre inconscient nous rends aveugle. Il est inconcevable pour un enfant de s’avouer qu’un de ses parents profite de lui pour s’enrichir sur son dos en le spoliant. Mais hier soir, cette dispute pendant laquelle j’ai vainement essayé de t’ouvrir les yeux, nous a ouvert l’un à l’autre. 

Il aura fallu que je te dise le mal que j’avais eu à chercher mes larmes au fond de moi, pour que tu lâches les tiennes. Tu es venu sur mes genoux, toi le jeune homme de 18 ans et tu a pleuré comme j’aurais eu envie de le faire moi aussi. Tu me hurlait ta peine et ta douleur sous un flot de larmes en me disant « je t’aime papa ». Tu a été d’un grand courage de laisser ainsi tes larmes s’évacuer sur mon épaule. Je sentais ton corp trembler sous les secousses émotionnelles, j’aurais aimé pouvoir faire pareil. Puis je t’ai expliqué pourquoi cela avait été si dur de mon coté. Je t’ai ouvert mon espace intime, celui où j’écris ces mots. Tu a même eu accés à mes textes privés. Tu a compris ce que je vivais, mes douleurs intérieures et mes souffrances. Mais tu a lu les mots qui t’ont rassuré : « je ne serais pas un lâche ». Tu a compris à quel point ceux que j’avais aimé ont été lâches envers moi. Tu a vu mon combat intérieur, celui qui est en train de batir l’homme du futur. Je n’espère qu’une chose, que les épreuves que je vis, me soient imposées par la vie pour ne pas que vous ayez à les vivre dans la votre. Je préfère souffrir dans ma vie pour que vous n’ayez pas à souffrir dans la votre. Je vois trop de parents faire l’inverse. Laisser souffrir leurs enfants de leur propres erreurs, plutôt que d’assumer et réparer le tord qu’ils font à leurs enfants. Une honte quand on prétend être un parent modèle. Ils me font vomir ces personnages qui laissent leur progénitures assumer des erreurs qui ne leur appartiennent pas. Au moins, mon fils, tu ne m’a jamais vu trahir mes valeurs. Elles sont simples : VERITE, RESPECT, HONNETETE, FIDELITE . Voilà les valeurs que tu vois en moi et que je t’enseigne. Alors, maintenant tu sais que je pleure moi aussi parfois. J’ai vu que ça t’avais rassuré, que tu sais que je ne suis pas insensible. J’ai traversé une tempête, et tu m’a accompagné, que dis je, tu m’a subit. Tu a toi aussi pris un ouragan en juin avec la perte de ton ami . Tu en trouvera d’autres, mais je souhaite qu’avoir été trahis par mes ami(e)s, et ceux que j’aimais, t’épargnera de vivre cette atrocité à ton tour. Je t’embrasse fort mon fils, et dans quelques heures, nous partiront tout les deux pour notre trajet dominical vers ton appartement. Celà va être intense je crois….intense d’amour .. 

Je n’ai parlé que d’un de mes fils, mais le deuxième est là aussi, dans mon coeur et mes pensées. Je vous aime mes fils. 

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